AFRIQUE DE L’OUEST : NOS DIRIGEANTS ET LES POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES

Publié le par samba

Actuellement, la sécheresse touche au moins 41% de la planète, et le processus de dégradation a augmenté de 15 à 25% depuis 1990, selon un rapport sur la situation climatique mondiale.
Près de 70% de la Terre pourrait être frappé par la sécheresse en 2025 si aucune politique n'est mise en place pour la freiner. 
Si nous ne pouvons pas trouver de solution à ce problème de la Terre, en 2025, près de 70% (de la planète) sera touché".

Les recherches scientifiques ont démontré aussi que depuis 3000 ans, Il y a 30 à 60 années de sécheresse tous les 60 ans. La plus longue à ce jour est celle qui a duré 350 ans. De 1400 à 1750.
L’une des principales hypothèses retenues pour expliquer ces cycles de sécheresse en Afrique de l'ouest est une variation cyclique des températures dans le nord de l'océan Atlantique, appelée "Oscillation atlantique multi-décennale" ou OAM.

Selon cette hypothèse, les températures dans l'Atlantique montent et baissent naturellement durant des cycles d'environ 60 ans, en prenant en compte l'impact du réchauffement climatique sur les eaux océanes. 
Plusieurs modèles informatiques et les cercles de croissance des arbres dans les régions autour de l'Atlantique nord confortent la réalité de l'OAM, tout comme les cycles des sécheresses en Afrique occidentale depuis 3.000 ans.

L'histoire climatique des 3.000 dernières années indique que l'Afrique « doit se préparer à de futures sécheresses pouvant durer beaucoup plus longtemps (que celle au Sahel) » au 20e siècle, affirme par ailleurs Jonathan Overpeck, professeur de géosciences à l'Université du Tucson (Arizona, sud-ouest), un des co-auteurs de ces travaux, lors d'une conférence de presse téléphonique. 

« Cela veut aussi dire s'adapter à des changements découlant du réchauffement climatique provoqué par des activités humaines et qui peuvent rendre des régions d'Afrique de l'ouest encore plus vulnérables à la sécheresse », poursuit-il. 
« Nous savons que le réchauffement peut aussi rendre ces sécheresses beaucoup plus torrides avec des effets dévastateurs », ajoute ce chercheur.

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Ces images satellites nous montrent les bouleversements dramatiques que peuvent entraîner la construction de grands barrages sur les fleuves d'Afrique.

A gauche, deux images du bassin hydraulique du fleuve Bafing au Mali, juste avant (1977) et après l'installation du barrage (1999) de Manantali. Ce barrage a modifié le régime hydraulique du fleuve Sénégal qui coule en aval.

A droite, deux images montrant la transformation du bassin du fleuve Djoudj au Sénégal avant (1979) et après (1999) l'installation du barrage de Diama non loin de la côte. Dans les deux cas, l'écosystème et les flux d'irrigation ont été totalement bouleversés sur plusieurs milliers d'hectares. Documents UNEP/GRID.

Le fleuve Sénégal et le falemé (et plus loin), constituent un barrage naturel contre l'avancée du désert et contre la salinisation. Draguer pour augmenter la profondeur et l'importance des projets industriels agricoles combinés à de grandes sècheresses constituent une grave menace.

Que ce soit les barrages du Brésil, du Venezuela, de Chine ou d'Afrique, tous sans exception ont affecté les écosystèmes sur des millions d'hectares et mis en péril le développement économique des populations les plus pauvres. 

Les bénéfices escomptés de ces ouvrages parfois pharaoniques et n'ont pas toujours été au rendez-vous en raison de leurs effets néfastes sur les régimes hydrauliques des rivières, sur la qualité de leurs eaux et sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Certains d'entre eux sont même considérés aujourd'hui comme des échecs patents. C'est le cas par exemple des deux barrages aux conséquences funestes construits sur le fleuve Sénégal, le barrage de Manantali installé à l'Est du pays sur le fleuve Bafing qui rejoint le Sénégal et celui du barrage de Diama situé en bordure de côte : si les lacs de retenue ont permis d'irriguer 240000 ha de cultures, aujourd'hui le fleuve se meurt au coeur d'une région qui se désertifie.

Mais pourquoi n'insiste - t- on pas sur les liens entre les grandes sècheresses et l'affaiblissement des royaumes et empires avant l'arrivée des colons en Afrique de l'ouest?

Publié dans ENVIRONNEMENT 1

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