wanewanebe (peuls)

Publié le par samba

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mboumba-13--14--15--16-AOUT-2009_0049.jpLe mot "wanewanebé" est lié aux familles qui portent le nom "wane", les "Wanewanebé" sont installés au Mali, au Niger, et essentiellement au Fouta djallong (en Guinée) et au Fouta toro (en Mauitanie et au Senegal)
l'histoire des "wanewanebé" remonte au debut du 12 ém siécle.
Ils vivaient avec d'autres communautés alliées (34) en milieu halapular et musulman.

Jusqu'à la fin du XIVe siécle, des familles autochtones se sont succédé pour constituer la quatrième dynastie, Lam-Termès et Lam-Taga, farba walaldé et Lam-Toro.

À ces dynasties a succédé celle des Dényancobé qui est fondée par Koli Tenguella (qui par huit fois échoua dans sa conquête du royaume de farba avant d'y parvenir à la neuvième et d'épouser une fille du Farba walaldé et finalement laisser le pouvoir à Diam Diam Sargane), vers le milieu du XVe siècle (1459) et durera jusqu'en 1776, date à laquelle une dynastie théocratique (dynastie Torodo) fondée par Souleymane Baal la remplacera.

Les wane ( depuis Diam Diam Sargane cité ci-dessus)
DIAM DIAM SARGANE est le pére de Bagni Diam
Bagni Diam est le pere de Biram Bagni et celui-ci a eu Dielli Biram
Dielli Biram a eu Diaassa Dielli et celui-ci a eu Siva Diaassa et celui-ci est le pére de Pathé Siva.
Pathé Siva ----> Yero Pathé et Abdoulaye Pathé ----> Birane Abdoulaye ----> Mamadou Birane ----> Hamat Mamadou ----> Thierno Amadou Hamat et Thierno Ibra Hamat ----> Almamy Ali (1815) et Almamy Birane ---->Almamy Mamadou et Almamy Amadou.
Les Wane ont été lu 27 fois Almamy. les Almamy Wane sont au nombre de (7) sept.
Biram Bagni s'est installé en Mauritanie sur le bord du fleuve et à coté d'une thermitiére (wandé: en pular).
Wanewane, la demeure tire son nom de wandewandenabé. ce qui signifie les hommes de la thermitiére.
Thierno Ibra Hamat etait à Mboumba et Thierno Amadou Hamat est parti à Kanel avec un groupe du Law. Dans ce groupe toutes les communautés alliées etaient representées.  
Thierno Amadou hamat est le grand pére de Alpha oumar Thierno Baila. le Lieutenant de Thierno El Hadji Oumar Foutiyou Tall.
Les Wane semblent descendre des Dieng.
Le Law est depuis Bara MBagni le pays des Wane. Le Law s'étend des 2 cotés du fleuve. Alors que le Fouta Toro ne comptait que sur la rive coté Senegal. (grand probleme pour les Almamy!)

L'Empire toucouleur vers 1864
Fichier:Umars jihad state map general c1864.png
A Wanewane, ils créent la deuxiéme université coranique en Afrique équivalant à celle d'Egypt. cette université existait avant celle de chinguity en Mauritanie et celle de pyr au Senegal evidemment.
Au milieu du 13 ém, sous Abdoulaye Pathé SIVA Diaassa, une caravane de plus de 300 personnes quitte Wanewane pour le pélérinage à la Mecque. 
Ils ont reigné au Fouta avant l'Almamia et ont participé trés activement à la révolution "Torodo" pour avoir été elus plusieurs fois  Almamy du Fouta (période Almamia : 1730 à 1870).
A la fin de l' Almamia, sous Almamy Mamadou sur la pression du Law, ils signent (comme le Maroc) le protectorat francais pour le Law (région du fouta toro d'où ils sont originaires).
Le Law est aujourdhui divisé en 2 parties par le fleuve Senegal. Le Law s'ettends sur plus de 60 000 km carrés.
Il existait une autorité politique et morale à la tete de Chacune des communautés qui vivaient au Fouta: Teigne, Ardo, Satigui, Dialtabé, Diome, Farba Gawlo, Farba Bayilo, Diagaraf etc...
Ils y avaient une liberté d' expression (plusque verbale) pour les (Thiolo,
Nalanké, Almoudo Ngaye, Diéguérékéle etc...)
Aujourdhui encore, il y a dans le Fouta cet équilibre basé sur  le respect mutuel.
Le "Matioudo" (ce mot, par ignorance, est traduit en francais "esclave") est :
1) celui qui gére et cultuve les terres du Roi et celles des grands propriétaires fonciers et la régle de repartition des recoltes s'appele "Reme-petiéne" ce qui signifie: le propriétaire donne la semence, le cultivateur cultive et surveille le champ jusqu' à la récolte ensuite qu'il soit "Matioudo" ou pas il divise lui meme la recolte en deux, il prend une part et améne l'autre part au propriétaire.
2) celui qui faisait office de garde ou de soldat de l'armée réguliére en cas de necessité
3) le Diagaraf qui est l'autorité de communauté habilité à exécuter les affaires courantes de la cité.
4) celui qui peut devenir le "bésse" (porte drapeau) qui, s'il tombe au combat (à la guérre), la capitulation devient automatique.

Depuis le debut de l' Almamia le trafic ou commerce de personne fut interdit et des postes de controle (frontiére comme à l' interieur) furent dressés dans le fouta Toro.
La petite fille de El hadji Oumar foutyou Tall (Kardiata Lamido dioulbé) est récupéré des mains d'un détachement Francais sur le fleuve Senegal, aprés l'éclatement de Nioro.

Et depuis le 12 ém siécle, le plus agé des Wane est intronisé           "Thierno Wanewanebé". Il est toujours installé par trois familles (les Dia, les Ndongo et les Thiam).
Le 15 Aout 2009, Thierno Mamadou sada Wane fut intronisé 29 ém "Thierno Wanewanebe" (29 ém aprés l'Almamia)
La vidéo, ci-aprés porte sur cet évenement. bonne visite et n' oublier pas de nous faire part de votre opinion.
Nous vous renvoyons à la  documentation faite par des historiens (voir aprés la vidéo)
REFERENCES ET LIENS UTILES CLICK CI-DESSOUS
Documents à consulter 

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Localisation du Fouta Toro sur une carte de 1860

_0001_0001.jpgLe Fouta-Toro ou Fouta Toro (parfois Fuuta Tooro) est une région du nord (de l'actuel senegal), etait un pays bordant les deux rives du fleuve Sénégal entre Dagana et Bakel.
Les habitants du Fouta-Toro sont appelés les Foutankobé (Foutanké au singulier).

Histoire

Le Fouta-Toro était un royaume de la vallée du fleuve Sénégal, où avait été fondé plus anciennement le royaume du Tekrour.

Le Tekrour (ou Tekrur ou Takrur) était un petit État d'Afrique de l'ouest qui s'épanouit en même temps que l'empire du Ghana. Il se trouvait dans la vallée du fleuve Sénégal. Jusqu'à la fin du VIém siécle, il vivait du commerce de l'or (exploité dans la région du Bambouk), du sel d'Awlil et des céréales du Sahel, ainsi que de la traite des Noirs avec les "arabes". Le royaume se convertit à l'islam vers le VIIe siècle.

La situation politique

Le Fouta, depuis le IVe siècle, connaît des pouvoirs politiques plus ou moins liés aux empires constitués dans le Soudan Occidental. Cependant, dès le XIIIe siècle et le XIVe siècle, les dynasties sont indépendantes de ces empires.

La première dynastie est celle de Dia Ogo (1) ou la dynastie des Dia, installée dans le Tekrur au VIIe siècle. Elle aurait duré 130 ans d'après Siré Abbas Soh. Leur origine et leur installation dans la région ressortent de la légende. Ils gouvernèrent sous la suzeraineté ou dépendance de l'Empire du Ghana.

La dynastie des Manna a succédé à celle des Dia Ogo. Elle serait d'origine Soninké et aurait duré trois siècles jusque vers 1300. Ses origines se situent à Nioro (Mali).

Les Tondyon 1300-1400 sont la troisième dynastie du Fouta.

Jusqu'à la fin du XIVe siècle, des familles autochtones se sont succédé pour constituer la quatrième dynastie, Lam-Termès et Lam-Taga, farba walaldé et Lam-Toro.

À ces dynasties a succédé celle des Dényankobé qui est fondée par Koli Tenguella (qui par huit fois échoua dans sa conquête du royaume de farba avant d'y parvenir à la neuvième et d'épouser une des filles du Farba Walaldé et finalement laisser le pouvoir à Diam Diam Sargane), vers le milieu du XVe siècle (1559) et durera jusqu'en 1776, date à laquelle une dynastie théocratique (dynastie Torodo) fondée par Souleymane Baal la remplacera.

Le roi portait le titre de Satigui, Saltigué ou Silatigui.  

Bibliographie

  • U. Naqar-al, « Takrûr the history of a name », Journal of African History, 1969, vol. X n°3, p. 365-374 (fr)
     Hamady Bocoum, « Contribution à la connaissance des origines du Takrour », Annales de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Dakar, Université de Cheikh Anta Diop, 1990, n° 20, p. 159-178
  • Bruno A. Chavane, Villages de l'ancien Tekrour : recherches archéologiques dans la moyenne vallée du fleuve Sénégal, Karthala-CRA, 2000 (1re éd. 1985)

l'empire du Ghana – donc à l'époque du Tekrour –, le Fouta-Toro était le plus grand foyer de population de la zone (actuel Sénégal). À ce moment-là bon nombre d'ethnies, notamment les Sérères, ne vivaient que en ce lieu bien avant leurs migrations, c'est pourquoi ils sont présents dans ces régions aujourd'hui. Au commencement le Fouta était dirigé par diverses dynasties d'origine mandingue, notamment malinké, sarakhollé et sérère, qui se sont succédé de la chute de l'empire du Ghana jusqu'à l'arrivée du guerrier conquérant d'origine peulh et mandingue, Koli Tenguella. Les Sérères, qu'on retrouve aujourd'hui au Fouta-Toro surtout dans la branche sociale des Subalbe, ou Cuballo au sing, la caste des pêcheurs maîtres du fleuve, sont d'après la tradition, les plus anciens habitants du Fouta-Toro, ainsi que les Tekrouri, qu'on allait plus tard appeler Toucouleurs, puis viennent les Peuls et les Mandingues.

  • La dynastie des Dia-Ogo qui régna selon la tradition orale plusieurs siècles jusqu'au début de l'époque de l'empire du Ghana. Les Dia-Ogo étaient originaires de l'est, et sont d'abord passés par la Mauritanie, ils étaient d'origine sérère, soninké et peul. Les Dia-ogo gouvernaient également le Royaume du Namandirou, plus au sud. C'était une dynastie de forgerons.
  • La dynastie des Manna, qui régna trois siècles, toujours pendant l'époque de l'empire du Ghana jusqu'au début de l'empire du Mali. Ils étaient originaires du Royaume de Diarra, royaume à l'époque vassal de l'empire du Mali. Les Manna étaient d'origine soninké (de clan Soumaré). D'après les traditions orales, cette dynastie était musulmane, contrairement aux plus anciennes, de religion traditionnelle. Selon la tradition, ce fut le roi manna, War Diabi, sous l'influence des Almoravides, qui imposa pour la première fois l'islam dans cette État.
  • La dynastie des Tondyon, d'origine sérère. Ils ont régné un siècle, du XIVe et auXV siècles. Ils étaient de religion traditionnelle et se convertirent à l'islam vers la fin de leur règne. Ils sont arrivés au pouvoir en renversant les Mannas après une longue lutte.
  • La dynastie suivante était divisée en trois groupes, les lam-termés les lam-taga- et les lam-toro. Ils étaient tous d'origine peul et de religion traditionnelle. Le royaume de Diara les a vassalisés. Ils avaient divisé la région en plusieurs petits États, tous dirigés par l'un des groupes. Pendant leur règne, l'empire du Djolof sous le pouvoir de Tyukuli Ndiklam, avait réussi à conquérir la plupart des provinces du Fouta et à y installer des farba, des gouverneur wolofs qui payaient des impôts au Bourba Djolof.

    (1) Certainement avec Dia law: dans le law et précisément dans l’ile ammophile, à coté de soubalo Mboumba (village de pécheur) existait le lac "tekroro"  (wéndu tekroro: en pular) et pendant la décrue les braves y chassaient les hippopotames. 

    Les Dia campaient à Diawbé (plus ancien que le village de Mboumba). Les diawbé (Dia) dalli ont transmis les secrets du fleuve aux Thiouballo (pécheurs). Dit-on


    EXPOSEE DU THIERNO WANEWANEBE ABDOUL BAILA WANE:

    Que signifie Ceerno WawanBe ? Que Signifie Wanwan ? Comment se passera l’évènement ? Quelles sont les perspectives des organisateurs de cette rencontre ?

    Je vais essayer de répondre brièvement à ces questions, avant que nous engagions les discussions.

      

    Ceerno WanwanBe

     

    Voilà bien  un concept qui ne dit pas grand-chose au commun des Sénégalais, parce que, d’une façon générale, nous ignorons notre histoire. Et je commence par moi-même.

    N’en déplaise aux historiens, mais ce n’est pas leur faute, le mal vient de très loin. Et pourtant, un minimun de connaissances historiques d’un peuple, est nécessaire, voire indispensable à sa constitution en nation.

     

    Bref, Ceerno en pulaar, signifie maître. Le Ceerno est nécessairement un grand connaisseur de l’Islam. Sa signification en français est marabout.  Malheureusement ce concept, chez nous, recouvre actuellement des réalités fort différentes. Même des charlatans se font appeler marabout.

     

    J’ai caressé un moment l’idée de parler de Ceerno WanwanBe sans parler des WanwanBe eux-mêmes. Mais je me suis rendu compte que serait un non-sens, quels que soient mes scrupules  que vous devinez ou devinerez à la fin cette rencontre.

    L’origine des WanwanBe a fait l’objet de beaucoup de controverses, parfois passionnées, parmi des chercheurs, parce qu’elle apporte un certain éclairage sur le peuplement de notre sous’ région :

    Je commencerai  d’abord par rappeler le point de vue de Cheikh Anta Diop, qui avait écrit dans son « Afrique précoloniale » :

    « On retrouve aujourd’hui, chez les Nouers, dans le Soudan, sans altération, à des milliers de kilomètres de distance, des Kan, Wan, Ly, Sy, Kâ. »

     Amadou Wade (1886-1961), un prince du Waalo,  avait écrit, dans une lettre à l’africaniste français Charles Monteil :  

     « Les Wad ne sont autres que les Wan toucouleurp Les Wan eux-mêmes seraient des Soninké ; des wanu de Bakel, d’origine bafour »

    Et, dans le glossaire annexé aux « Chroniques du Fouta Sénégalais » de Sré Abbas Soh et Maurice Delafosse,  on  lit :

    « Wan, un nom de clan du Fouta, particulièrement au Lao où il domine. On le rencontre sous forme de Wad au Walo (…) dont les habitants possédaient sur la rive droite du fleuve une province appelée Lawar. Les Wad du Lawar ont fondé le Lao et sont devenus Wan.»

    Siré Abbas Soh, dans le même ouvrage avait écrit, à propos de Ali Ceerno Wan :« Cet almamy est fils du seigneur Tyerno Ibra, fils du seigneur Birane, fils du seigneur Abdoulaye, fils du seigneur Wali, fils du seigneur Khali, fils du seigneur Yakhya, fils du seigneur Dyabri, fils du seigneur Makha, fils du seigneur Ndybayru, fils du seigneur Kaya Makhan. »7

    Selon  le commentaire de Delafosse, « Khaya Makhan est un personnage historique  ou légendaire, fort connu au Soudan  et passant pour avoir régné au Wagadou, région de Néma. »

    Il faut dire que la connaissance de l’Afrique a progressé depuis la parution de l’ouvrage de Sire Abbas Soh et Maurice Delafosse. On sait à présent que le Wagadu, entre le Sénégal et le Niger, fut le premier des grands empires de l’Afrique Noire subsaharienne, avec Kumbi Saleh comme capitale ; que son roi avait titre « Ghana » (Chef de guerre) ou Kaya Makhan (le Roi de l’or) parce que le Wagadu était très riche en or. Le Kaya Makhan s’était imposé à tous les souverains du voisinage dès le 4e  siècle.

    Le plus attaché  à l’origine wolof des WanwanBefut assurément le Colonel d’infanterie Henri Gaden, ancien gouverneur de Mauritanie qui a écrit : « Eli Weyndé serait venu d’Egypte avec de nombreuses familles jusqu’au Tagant et l’Adrar. Quelque temps après son arrivée, Boubacar ben Omar vint imposer dans le pays la religion du Prophète. Eli, déjà musulman, se battit à ses côtés et, la guerre finie, quitta Boubacar avec ses gens et vint au Sénégal s’installer  à Walaldé.

    Son fils Mbanyi Weyndé aurait eu deux fils : Mattyudo Weyndé qui a le titre de Dyom Mbar et Birom Mbanyi qui devint farba de Walaldé et eut des descendants dont une branche, celle de Pathé Siwa devint Wan. »

     

    Il y a lieu de signaler, en passant, que Bubakar ben Umar était  le père deNjaajaan Njaay, dont la mère était Fatmata Sall du Takror

    Njaajaan Njaay, comme chacun le sait, avait régné sur le  Waalo, avant d’aller  fonder l’empire du Jolof.

    S’appuyant, en cela, sur les fameux Cahiers de Yoro Dyao.  bien connus des chercheurs européens, Gaden écrit : « Birom Mbagny (ancêtre des  Wane) engendra Utmen,  lequel engendra Danti, fille du « bourba » du Djolof, Bocar Binyé  Sanguli,  et en eut  Demba Danti. »

    Quant au capitaine Marty,  il dit tout simplement ceci: « Les familles  d’origine maure ont aussi gardé le souvenir de leurs origines. C’est ainsi que les Wane descendent d’un père Larlal qui avait épousé une femme noire et qui appartenait aux Larlal blancs créateurs de Ouadane. Son fils Eli s’établit à Oualaldé auprès des Toucouleurs Si, Sal, Thiam, et Diop qui lui donnèrent le nom de Wandé Dien (l’aurore). Le farba de Oualaldé a conservé ce nom.

    On dit aussi que cette famille  prit le « diamou » (patronyme) de Wane parce qu’elle s’était primitivement installée auprès d’une termitière. » (Wandé)

    Ce n’est pas tout, mais je ne veux pas abuser de votre patience, Madame, monsieur.

    Voici ce qui était dit officiellement, de l’origine des WanwanBe, dans  le  Journal officiel de l’AOF : 1911-Suppléments n°s 52, 53 et 54. (Rapport sur les droits de propriété des Coladés au Chamama) sous  la plume du lieutenant Chéruy, chercheur, alors chef de la subdivision de Boghé dans le Chamama.

    « Un Arabe, du nom d’Ely vint seul  du pays d’Aswed s’installer à Lougué Loumgué et prit le nom de Weïdé. Cinq familles habitaient ce village : Salsalbés (les Sall), Thiambés (les Thiam), Koménabés, (Les Komé), Gnangnangbés (les Niang) et les Dioppés (les Diop) qui, reconnaissant sa supériorité, le prirent pour chef.

     A leur tête, il battit successivement les Sérères de M’Bar, les Guirobés de Guiro et les Fadoubés, habitant Doumga (Lao Sénégal).

    A la suite de ces victoires, Weidé épousa la fille du roi du Diolof dont il eut M’Bagny Wéïdé qui se maria avec une de ses cousines du Diolof et eut un fils dont les descendants furent farba de Walaldé, diom M’Bar et thierno Wanwanbé ».

    Une généalogie schématisée des Wane figure d’ailleurs dans ce document : Journal officiel de l’A.O.F.

    En tout cas,  la preuve est faite aujourd’hui, au Fuuta, comme dans le Hodh mauritanien, que les WanwanBe sont d’un ancêtre Laghal qui s’était marié à la fille de Farba Walalde dans le Law.

    Que, par suite  de nombreux mariages interethniques, certains WanwanBe soient devenus soninko, wolof ou autres, il n’y a rien d’étonnant à cela.  Beaucoup de WanwanBe sont devenus lébou, sans oublier, pour autant, leur origine takrorienne.   

    Il y a lieu de signaler,  en passant, qu’à part Ceerno  WanWanBe, d’autres dignitaires existaient au Fuuta, sous le règne des Satigi denyankoBe : Ardo Ngiril, Joom Matam, Joom Mbumba, Joom Lugge, Joom Galoya,  Ardo Boke jalluBe, Ardo Edy, Ardo Bantu, Bumoy  Horefonde

    Parmi les dignitaires portant des titres d’inspiration islamique : Ceerno Lewa, Ceerno Wocci, Ceerno Gamugu, Ceerno Saadel,  Ceerno Lewa, Ceerno Funebe, Ceerno Siwol, Eliman Rinjaw, Eliman Nega, Eliman Duga,  Elfeki Gawol, Ceerno  NjacBe, Ceerno BaroBe.

    Tous ces serembe (ou sernaBe furent,  à un moment donné de l’histoire du Fuuta, les premiers de chez eux,  bien que dépendant du pouvoir fédéral,  aussi bien sous la monarchie,  que sous la République.

    S’agissant des WanwanBe toutefois, à partir du 18 siècle, le pouvoir était exercé par les Almami fédéraux et, après l’éclatement de la fédération, par les Almami du Law et dans le Matam par un représentant de la branche cadette établie à Kanel en la personne d’Ibra Abdul Sire      

    Les wanwanBe  n’avaient donc pas le monopole du titre de Ceerno, bien que,  du 18esiècle à la veille des indépendances, que dis-je, jusqu’à l’heure où nous sommes, ils avaient joué un rôle important dans l’histoire de l’Afrique subsaharienne, particulièrement en Mauritanie, d’où nous venons tous, au Mali, en Guinée, au Nigéria et même  au Sénégal, comme le prouve la présence des personnes qui sont autour de moi.

    En résumé, les WanwanBe  ont toujours été des marabouts guerriers.

    Ceux d’entre qui avaient accepté de s’expatrier avec El Hajj Umar, pour conquérir le Kaarta, se distinguèrent tant par leur connaissance de l’Islam que par leur héroïsme.

     On peut citer, en particulier, Alpha Umar Ceerno Bayla, généralisme des armées de l’empire d’El Hajj Umar à l’Est du Sénégal et qui  tomba à Mani Mani, dans une embuscade, à son retour de la conquête de Tombouctou,   en mai 1863, de même que son cousin Mamadu Hamat Kuro, mort durant l’attaque du fort de Médine, non sans avoir planté le drapeau de l’Islam au sommet du fort, en avril 1857.

    Pour en revenir au Ceerno WanwanBe, nous dirons qu’il n’était ni un   Almami comme Ali Ceerno fils de Ceerno Ibra, le premier Ceerno WanwanBe établi à Mbumba au 18esiècle et dont les fils avaient  été  élus  présidents de la République fédérale du Fuuta, le premier (Ali Ceerno)  en 1820, le second,  (son frère Biran Ibra) en 1821, 1828, 1832,  1834,  puis  deux fils ce dernier :Amadu Biran en 1861, Mamadu Biran en 1841, 1846,  1857,1859, 1863.

    Sire Ali, fils de l’Almami Ali  en 1848, et son cousin Saada Wan, petit-fils de Ceerno Ibra, en 1866 et 1969.

     Mais, tous ces Almami déléguaient au Ceerno WanwnBe des pouvoirs importants, notamment pour ce qui était de l’administration du domaine foncier.

    Tous, au plan familial, lui devaient respect et obéissance. C’est lui qui réglait les litiges familiaux, présidait toutes les cérémonies familiales, sans avoir le droit de se comporter en despote, ni même d’influer sur la conduite des affaires publiques, sans y être invité par qui de droit. Il restait le gardien des traditions. Pour les WanwanBe, il était la première autorité traditionnelle, une sorte d’icône.

    Ces prérogatives, il les conserve encore aujourd’hui et les conservera  tant qu’il vivra.

      Voila pour ce qui est de Ceerno WanswanBe. Il convient d’ajouter, cependant, qu’il n’y a que trois conditions pour pouvoir accéder à ce titre : Etre de sexe masculin, de père Banwano (conformément au système patriarcal introduit par l’Islam) et le doyen d’âge des WanwanBe (sans considération de savoir, ni de tariqah,  pour ceux qui en ont.

     Reste à parler   de Wanwan      

     

    Wawan

     Il  s’agit d’un village mauritanien dont le pére de Pate Siwa Wan est l’éponyme et le fondateur.

    Pate Siwa était un sufi  qui fut surnommé Mor Wan, preuve entre autres,  que beaucoup de Wolof vivaient alors au Takror qui ne prit le nom de Fuuta qu’au  16e siècle, sous la dynastie des DenyankoBe,  dynastie fondée par Koli Tenghella Baa.

    C’est  l’occasion de souligner que le mot Tukulër (une déformation de Takror),  à l’origine, ne désignait pas les seuls Halpulaaren,  mais les wolof,  serer,  Joola, Soninko, tous les habitants du Takror.       

    Les WanwanBe   du Fuuta septentrional,  ou Fuutamauritanien,  n’ont  pas tort de se glorifier de la grandeur passée de Wanwan.  L’Université de cette ancienne métropole, pouvait valablement rivaliser avec celles de Wadan,  Chinghetti ou  Tlemcen.

    C’est une grosse erreur de considérer que l’Islam a commencé avec les Almoravides dans l’Afrique subsaharienne

    En réalité l’Islam était à nos portes depuis les raids fulgurants d’Oqba ben Nafi (lieutenant du fameux Amr ibn al As, conquérant de l’Egypte) mort au Maghreb en 681.

     Mais ce fut seulement au 8e    siècle qu’il commença de s’implanter vraiment au Sahel, quand un arrière petit-fils d’Oqba ben Nafi, Abd er Rahman ibn Habib, gouverneur du Sus en 745, fit aménager des points d’eau sur les pistes reliant  l’oued du Draa à l’empire du Ghana, en passant par Awdagost.

     Selon Cheikh Anta Diop, citant El Bakri, toujours dans son ouvrage l’Afrique précoloniale, des Arabes étaient venus au 8e siècle pour conquérir le Ghana. Ils furent vaincus et non exterminés Certains d’entre eux se fixèrent au village de Silla qui était déjà islamisé et se mêlèrent à la population. C’étaient des  El Honeïn dont les descendants sont devenus totalement noirs. »

      C’est dire que l’Islam a pénétré en Afrique subsaharienne bien avant Abu Bakr ben Umar. Mais il n’avait touché que quelques familles.

    Par la suite, il fut introduit au Sahel par des nomades qui venaient  échanger des barres de sel, des instruments de cuisine en cuivre,  contre de l’ivoire et de  l’or.

    Les  premiers touchés par l’Islam furent  les  Takroriens et les Soninko, avant même certains Berbères qu’ils contribuèrent à islamiser, durant l’épopée almoravide.

    Selon plusieurs sources Wanwan fut un point  de rassemblement, pour tout  l’Ouest africain,  des pèlerins se rendant  aux lieux saints de l’Islam.

    C’est ainsi qu’Abdulay Pate Wan eut à accomplir un pèlerinage célébre à la Mecque, probablement en comagnie du Mansa Suleyman,  successeur de Kanku Musa (1340-1360)    

      Khali Yamar Faal aurait fréquenté cette université avant de venir fonder la sienne à Piir, en 1603.

      Juste retour des choses, cette dernière université sera fréquentée par la plupart des grands du Fuuta, en particulier ceux qui déclanchèrent la révolution de 1774.

     

     

    L’Afrique précoloniale Ed Présence  Africain, Paris 1961 p 167   

    [4] Chroniques du Fouta sénégalais Ed Leroux Paris 1913, 223

      (1847-1919, chercheurs du Walo. Ses fameux cahiers sont un document de référence pour qui s’intéresse à l’histoire de son pays..Ils ont été exploités par Gaden en 1912 et par Rousseau 1929.

    Chroniques. du Fouta sénégalais p 67

    Il doit s’agir de Diongto Silla dans le Gorgol non loin Kaédi, village des Acc ou Afhié 

 


 

Publié dans wanewanebé

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Bane 11/07/2016 03:43

Salut je suis tre contan de la site je une quesion ont me dit que nom de famille Bane e sorti de wane de pathe wane de diafara pathe merci de me repond

Diarietou 07/04/2012 22:08


Merci de m'avoir appris la VRAIE version de l'origine de la Famille Wane

saidou 12/05/2011 22:09



tres instructif votre blog, je m'interesse a l'histoire du Futa, les griot sont certes une bonne source mais le travail scientifique de l'ehistoire doit apres tout etre fait par les historien. et
pour cela je dis bravo, merci



samba 14/05/2011 11:05



Merci Seydou.